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date: "2026-06-05"
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# États-Unis : la ruée vers l’IA — C dans l’air



## Texte documentaire extrait de la source



Seuil de capitalisation boursière atteint par Nvidia en 2025 selon la presse financière, repris comme symbole de l’euphorie IA.

Ordre de grandeur des dépenses d’investissement Amazon/AWS annoncées pour 2026, principalement liées aux infrastructures cloud et IA.

Consommation électrique mondiale estimée des data centers en 2024 par l’Agence internationale de l’énergie.

YouTube — « États-Unis : la ruée vers l’IA »

C dans l’air — « Chine – États-Unis : la guerre de l’IA »

France 5 / france.tv, dimanche 31 mai 2026, case soirée selon les fiches publiques

Maximal Productions / France Télévisions, réalisation Barbara Stec et Marie Lorand, commentaires et entretiens Caroline Roux, production Stéphanie Gillon selon FranceTVPro

L’IA comme infrastructure industrielle, financière, énergétique, militaire, sociale et géopolitique

Les États-Unis en accélération massive, la Chine en rival systémique, l’Europe en position de régulation et de dépendance partielle

1. La folie financière et les limites physiques de l’IA

Ce reportage de C dans l’air intitulé « États-Unis : la ruée vers l’IA » propose une analyse approfondie des implications économiques, technologiques et sociales de l’explosion de l’intelligence artificielle aux États-Unis.

Le reportage décrit le marché de l’IA comme une économie inflationniste et spéculative. Les investissements des géants technologiques sont considérables : Nvidia est présentée comme un symbole boursier majeur de cette ruée vers l’intelligence artificielle, tandis qu’Amazon prévoit des investissements massifs dans les infrastructures IA, le cloud, les data centers et AWS. Cette dynamique donne à l’IA une dimension industrielle lourde : elle ne repose pas seulement sur des algorithmes, mais aussi sur des puces, des serveurs, du foncier, de l’énergie, du refroidissement et des réseaux électriques.

Le reportage insiste sur un talon d’Achille fondamental : les limites physiques de l’IA. Les data centers posent des problèmes d’espace, de consommation électrique, de disponibilité énergétique, de coût foncier et de soutenabilité à long terme. L’idée de construire, à moyen ou long terme, des centres de données dans l’espace apparaît comme un symptôme extrême de cette tension entre expansion technologique et limites terrestres.

2. Les promesses technologiques et la robotique

La vidéo montre aussi les promesses associées à l’IA et à la robotique. À Stanford, au cœur de la Silicon Valley, des chercheurs travaillent sur la robotique domestique. L’un des objectifs est de répondre au vieillissement de la population et au manque de main-d’œuvre jeune en développant des robots capables d’assister les personnes âgées à domicile.

Le reportage rappelle que l’IA peut aussi être mobilisée pour répondre à des défis majeurs : santé, dépendance, éducation, énergie, décarbonation, productivité et organisation du travail. L’approche n’est donc pas uniquement critique : elle montre une technologie porteuse de gains potentiels importants, mais dont les conditions économiques et politiques restent décisives.

3. La menace du « Job Apocalypse »

Un axe central du reportage concerne l’emploi. L’IA est présentée comme une technologie capable d’augmenter les capacités individuelles, mais aussi comme un facteur de suppressions massives de postes. Les économistes parlent de « destruction créatrice », mais la vidéo souligne que cette destruction touche cette fois des métiers différents des révolutions industrielles précédentes.

Les « cols blancs » sont en première ligne. Contrairement aux grandes automatisations du passé, qui touchaient prioritairement le travail manuel, l’IA générative menace directement les fonctions intellectuelles, administratives, rédactionnelles, analytiques, financières, juridiques, informatiques ou de support. Les jeunes diplômés et les postes de début de carrière sont particulièrement vulnérables, car les tâches d’entrée dans le métier sont souvent celles qui peuvent être automatisées le plus rapidement : recherche, synthèse, rédaction, reporting, analyse de documents, codage simple, assistance ou traitement administratif.

Le reportage évoque aussi l’automatisation physique, notamment à San Francisco, où les véhicules autonomes remplacent déjà certains chauffeurs de taxi. Cela montre que l’IA ne transforme pas seulement les bureaux : elle commence également à modifier la mobilité, la logistique et les services urbains.

4. La réponse des patrons de la tech : le revenu universel

Face au risque de chômage de masse ou de déstabilisation du marché du travail, certains dirigeants de la tech défendent l’idée d’un revenu universel. Le reportage évoque notamment Sam Altman, patron d’OpenAI, qui a financé une expérimentation de long terme sur des transferts monétaires inconditionnels.

L’étude citée a suivi des Américains à faible revenu recevant un montant mensuel sans condition pendant plusieurs années. Les résultats présentés sont nuancés : les bénéficiaires n’ont pas massivement quitté le marché du travail, même s’ils ont travaillé légèrement moins. L’argent reçu leur a permis d’augmenter leur marge de choix, de couvrir certains besoins, de chercher de meilleurs emplois ou de stabiliser leur situation.

Mais la vidéo souligne aussi que cette idée bouleverse profondément la culture américaine, historiquement structurée autour de la valeur du travail. Le revenu universel peut être vu à la fois comme une protection sociale possible et comme une compensation minimale dans une société où les bons emplois deviendraient plus rares.

5. L’analyse critique de Simon Johnson

Le reportage donne une place importante à l’analyse de Simon Johnson, ancien économiste en chef du FMI et co-lauréat du prix Nobel d’économie 2024. Son intervention fournit une lecture critique de la trajectoire actuelle de l’IA.

Selon lui, l’investissement dans l’IA et les data centers représente déjà une part significative de la croissance américaine. Mais il met en garde contre une lecture trop optimiste : le problème n’est pas seulement de savoir si l’IA crée de la croissance, mais de savoir qui capte cette croissance, qui contrôle les infrastructures, et qui supporte les pertes sociales.

Simon Johnson critique notamment les discours de certains patrons de la tech annonçant la fin du travail tout en promettant des compensations financières. Il estime que ces promesses peuvent masquer une réalité plus sombre : les citoyens risquent de perdre de bons emplois, une position sociale, une autonomie économique et un pouvoir politique, sans que les compensations proposées suffisent à remplacer ce qui disparaît.

Il compare certaines propositions des géants technologiques — revenu universel, santé gérée par IA, éducation automatisée, divertissement algorithmique — à une forme moderne de « pain et jeux ». L’enjeu n’est donc pas seulement économique, mais démocratique : si les grandes entreprises privées contrôlent les infrastructures de l’intelligence, elles peuvent aussi affaiblir la capacité politique des citoyens et des États.

6. Un appel au sursaut démocratique

Le reportage se termine sur une perspective historique et politique. Simon Johnson rappelle qu’à la fin du XIXe siècle, les États-Unis avaient déjà connu une concentration massive de pouvoir autour de grands industriels, notamment dans le rail, l’acier, le pétrole et la finance. Ces « barons » avaient acquis une influence considérable, avant que des réponses politiques, fiscales, sociales et juridiques ne soient mises en place.

La conclusion implicite est qu’il n’est pas trop tard pour agir. La démocratie peut encore reprendre la main, mais seulement si elle reconnaît l’ampleur de la transformation en cours. L’IA n’est pas seulement un outil technique : elle devient une infrastructure de pouvoir, capable de transformer le travail, la richesse, l’éducation, la santé, l’information, la guerre et la souveraineté politique.

Programme France 5 servant de cadre éditorial à l’extrait et au reportage.

Visuel programme France Télévisions

Diffuseur et environnement public du documentaire « Chine – États-Unis : la guerre de l’IA ».

Infrastructure matérielle au cœur de la ruée vers l’IA : calcul, énergie, foncier, refroidissement.

San Francisco / véhicules autonomes

Exemple d’automatisation physique et de transformation des services urbains.

Visuel documentaire IA / robotique

Promesse d’assistance aux personnes âgées et de réponse au vieillissement démographique.

Référence institutionnelle liée au parcours de Simon Johnson, ancien économiste en chef du Fonds monétaire international.

Portrait Simon Johnson / profil FMI

Journaliste · commentaires et entretiens du programme officiel.

Portrait public / page programme

Réalisation du documentaire, selon la fiche FranceTVPro.

Production du documentaire, selon la fiche FranceTVPro.

Prix Nobel d’économie 2024, ancien économiste en chef du FMI, critique de la capture institutionnelle par la technologie.

CEO d’OpenAI ; associé dans le reportage à la réflexion sur revenu universel et contrat social post-IA.

Acteur central de l’IA générative ; l’étude OpenResearch est mobilisée pour le débat sur les transferts monétaires.

Entrepreneur tech ; cité dans le reportage pour ses positions sur IA, travail et régulation.

Dirigeant de Nvidia ; son entreprise symbolise l’infrastructure matérielle de l’IA.

Fabricant de GPU devenu point nodal de la chaîne de calcul de l’IA.

Hyperscaler ; les investissements annoncés illustrent le passage de l’IA vers une économie de capex massif.

Écosystème de recherche cité autour de la robotique et de l’IA incarnée.

Entreprise chinoise de robots humanoïdes, citée dans le programme France Télévisions.

Éditorialiste économique ; cité sur la menace inédite pesant sur les cols blancs.

Sierra Club Virginia Chapter ; citée sur le « talon d’Achille » énergétique de l’IA.

Journaliste ; cité sur la spécificité d’une Chine gouvernée par des ingénieurs.

Fenwick Gallagher / Gallagher Fenwick

Journaliste international ; cité dans le programme sur la déresponsabilisation humaine dans l’usage militaire de l’IA.

Eurodéputée ; citée sur l’IA militaire et la nécessité d’une régulation.

Journaliste +972 / Local Call ; associé aux enquêtes sur l’usage d’outils de ciblage à Gaza.

Responsable politique européen ; cité sur les matières premières critiques comme langage de puissance.

Chercheuse Ifri ; spécialiste IA, sécurité, défense et gouvernance technologique.

Chercheuse Ifri ; spécialiste géopolitique des technologies critiques et des ressources.

Senior Staff Technologist à l’EFF ; cité sur le risque d’accélération de la destruction démocratique.

Cofondateur de Palantir ; cité pour l’idée d’une tension entre liberté technologique et démocratie.

Entreprise de logiciels d’analyse de données, citée dans le programme à propos de surveillance et pouvoir public-privé.

Fondateur d’Anduril ; cité par Ifri comme figure du techno-optimisme militaire.

Auteur de la formule, reprise dans le programme, sur le leadership en IA et la maîtrise du monde.

Folie financière : l’IA comme économie de capital intensif

Le reportage ouvre sur une économie de l’IA qualifiée d’inflationniste et de très fortement spéculative. Les chiffres mis en avant — capitalisation de Nvidia, dépenses d’Amazon/AWS, accélération des data centers — signalent une rupture : l’IA générative n’est plus seulement un marché de logiciels. Elle devient un système d’investissement massif, construit autour des puces graphiques, des infrastructures cloud et de la capacité à acheter du calcul avant les concurrents.

La capitalisation de Nvidia autour du seuil de 4 000 milliards de dollars fonctionne comme indicateur symbolique. Elle montre que le marché valorise la rareté des GPU, la demande en accélérateurs et la dépendance des modèles d’IA aux fournisseurs de calcul. L’annonce d’un ordre de grandeur autour de 200 milliards de dollars de dépenses Amazon/AWS pour 2026 montre l’autre côté de la chaîne : le calcul doit être logé dans des data centers, alimenté, refroidi et raccordé aux réseaux.

Le facteur décisif est le passage d’une économie de code à une économie de capacité physique. La valeur ne se concentre plus seulement dans les modèles, mais dans l’accès à l’énergie, aux semi-conducteurs, au foncier industriel, aux réseaux électriques et aux contrats long terme.

Limites physiques : énergie, espace, eau, foncier

Le reportage insiste sur le talon d’Achille de cette course : l’IA requiert une infrastructure matérielle lourde. Les data centers consomment de l’électricité, mobilisent des équipements de refroidissement, occupent du foncier et créent une pression sur les réseaux électriques locaux. L’Agence internationale de l’énergie estime la consommation mondiale des data centers à environ 415 TWh en 2024, soit près de 1,5 % de la consommation électrique mondiale.

Cette contrainte explique les projections évoquées dans l’extrait : certains dirigeants envisagent déjà des data centers orbitalisés ou spatialement déportés à horizon 10–20 ans. Ce type de scénario révèle moins une solution immédiate qu’un symptôme : l’IA pousse les acteurs industriels à déplacer la question du calcul vers la question des limites planétaires et géographiques.

La contrainte énergétique n’annule pas la dynamique de l’IA ; elle la redéfinit. Le vainqueur industriel ne sera pas seulement celui qui possède le meilleur modèle, mais celui qui sécurise un couplage stable entre calcul, énergie, refroidissement, réseau et acceptabilité territoriale.

Robotique : l’IA sort de l’écran

L’extrait décrit les travaux de robotique à Stanford et plus largement dans la Silicon Valley. L’objectif affiché est d’amener l’IA dans le monde physique : robots domestiques, assistance aux personnes âgées, réponse au manque de main-d’œuvre jeune, services de soin et d’accompagnement. Cette orientation déplace la question de l’IA du langage vers l’action.

La robotique met en jeu la vision, l’audition, le toucher, la planification motrice, l’adaptation à l’environnement domestique et la sécurité d’interaction avec des humains vulnérables. La mention de robots humanoïdes chinois, notamment Unitree, inscrit cette évolution dans la rivalité industrielle sino-américaine.

L’IA incarnée constitue une seconde phase. Les modèles de langage transforment la production symbolique ; les robots transforment la relation au corps, à la dépendance, au soin, à la sécurité et au travail matériel.

Emploi : la menace sur les cols blancs

Le reportage reprend le thème du « Job Apocalypse ». Sa particularité est de viser d’abord les métiers intellectuels et administratifs : postes de bureau, jeunes diplômés, fonctions d’entrée de carrière, analyse, programmation, production documentaire, tâches juridiques ou financières standardisées. La rupture vient du fait que les révolutions industrielles antérieures touchaient prioritairement des tâches physiques ou répétitives, alors que l’IA générative cible directement le langage, le raisonnement opérationnel et la production de documents.

La formule citée par Dominique Seux — une révolution qui menace les cols blancs — résume cette mutation. Les postes entry-level deviennent particulièrement exposés, car ils reposent souvent sur des tâches standardisées qui servaient auparavant de formation initiale : synthèse, préparation de dossiers, analyse préliminaire, reporting, codage simple, support client ou administratif.

Exposition ne signifie pas disparition mécanique. Les études sur l’automatisation distinguent tâches automatisables, emplois transformés, postes supprimés et nouveaux besoins. Le risque majeur se situe dans la compression des emplois d’entrée, la dévalorisation de certaines compétences intermédiaires et la captation des gains par les entreprises qui possèdent les outils.

Revenu universel : expérimentation Altman et contrat social

L’extrait associe Sam Altman et OpenAI à l’idée d’un nouveau contrat social face à l’automatisation. Le résumé horodaté évoque une étude de long terme portant sur 1 000 Américains à faible revenu recevant 1 000 dollars par mois pendant trois ans. Le programme OpenResearch correspond à cette expérimentation de transferts monétaires inconditionnels : l’étude ne teste pas un revenu universel permanent au sens strict, mais un transfert temporaire, ciblé, sans condition d’usage.

Les résultats disponibles montrent un effet plus nuancé qu’une opposition simple entre travail et assistance. Les bénéficiaires n’ont pas quitté massivement le marché du travail ; l’emploi baisse légèrement, les heures travaillées diminuent d’environ 1,3 heure par semaine en moyenne, la recherche d’emploi peut devenir plus sélective, et les dépenses se concentrent sur les besoins de base comme logement, alimentation, transport et santé.

Le revenu universel apparaît ici comme un amortisseur possible, mais pas comme réponse suffisante à la recomposition du travail. Il traite une partie du revenu disponible ; il ne règle pas mécaniquement la perte de statut, la formation, la santé, le logement, le pouvoir de négociation et la gouvernance des plateformes.

Simon Johnson : pouvoir privé, institutions et démocratie

Le résumé transmis attribue au prix Nobel d’économie 2024 Simon Johnson une critique forte des discours patronaux de la tech. Son analyse distingue la promesse d’abondance et la réalité institutionnelle : si les citoyens perdent de bons emplois, une compensation monétaire ne recrée pas automatiquement dignité, pouvoir politique, autonomie économique et capacité collective de décision.

Le parallèle historique avec la fin du XIXe siècle américain est central. Les barons industriels ont concentré un pouvoir économique considérable avant que le système politique américain ne réponde par de nouvelles règles, des instruments fiscaux et des formes de contrôle démocratique. Johnson inscrit l’IA dans une question ancienne : le progrès technique produit des bénéfices sociaux lorsque les institutions organisent leur distribution et limitent la concentration du pouvoir.

La question n’est pas seulement « l’IA crée-t-elle ou détruit-elle des emplois ? ». La question plus profonde est : qui possède l’infrastructure, qui capte la productivité, qui décide des usages, qui porte les risques et qui conserve un pouvoir démocratique effectif ?

Géopolitique : États-Unis, Chine, Europe

Le programme officiel France Télévisions situe explicitement l’IA comme guerre entre empires technologiques. Les États-Unis disposent des hyperscalers, des modèles, de la finance, de Nvidia, de la Silicon Valley et d’un écosystème militaire-privé très intégré. La Chine dispose d’un État stratège, d’une base industrielle robotique, d’une capacité d’intégration rapide et d’un levier majeur sur les matières premières critiques.

Mathilde Velliet souligne le poids des terres rares et des ressources critiques comme levier chinois. Stéphane Séjourné est cité sur la transformation de ces matières premières en langage de puissance. L’Europe apparaît comme espace régulateur, mais partiellement dépendant : elle peut encadrer, mais elle manque encore d’un contrôle industriel complet sur les puces, les modèles, les clouds et les chaînes de calcul.

La rivalité IA est une rivalité de souveraineté matérielle. Les mots-clés ne sont plus seulement « innovation » et « startup » ; ce sont « énergie », « puces », « câbles », « métaux », « cloud », « défense », « normes » et « accès au marché ».

Militaire, surveillance et responsabilité humaine

Le programme France Télévisions mentionne Gaza, l’outil Lavender, Palantir, Peter Thiel, Palmer Luckey et les usages militaires de l’IA. Le sujet central est la délégation partielle de la décision humaine à des systèmes algorithmiques : ciblage, surveillance, tri de populations, reconnaissance de signaux, priorisation de suspects ou d’objectifs, accélération de la chaîne de commandement.

La question posée est celle de la responsabilité. Lorsqu’un système algorithmique recommande une cible, l’humain conserve-t-il une capacité réelle de décision, ou devient-il validateur rapide d’un flux produit par la machine ? Les citations de Fenwick Gallagher sur la déresponsabilisation, de Cooper Quintin sur la démocratie et de Peter Thiel sur la tension entre liberté technologique et démocratie déplacent l’IA vers une interrogation politique.

L’IA militaire n’est pas seulement un problème d’erreur technique. C’est un problème de chaîne de responsabilité : données d’entrée, modèle, paramétrage, seuils d’acceptabilité, opérateur humain, commandement, contrôle démocratique, droit international et traçabilité après coup.

Introduction des limites physiques : data centers, énergie, foncier, coût long terme.

Scénarios de data centers dans l’espace à horizon 10–20 ans.

Marché de l’IA décrit comme inflationniste et spéculatif.

Nvidia présentée comme symbole boursier de la ruée vers l’IA.

Amazon/AWS et dépenses d’investissement massives pour le cloud et l’IA.

Stanford et robotique domestique.

Robots d’assistance pour personnes âgées et réponse au vieillissement.

Promesses dans santé, dépendance, décarbonation, énergie, éducation.

IA comme augmentation des capacités individuelles.

Témoignages de licenciements dans de grands groupes.

Référence à la destruction créatrice.

Menace sur les métiers intellectuels et cols blancs.

Vulnérabilité des jeunes diplômés et postes d’entrée.

San Francisco et remplacement partiel de chauffeurs par voitures autonomes.

Sam Altman et hypothèse d’un revenu universel.

Étude OpenResearch : 1 000 dollars par mois, trois ans, 1 000 bénéficiaires principaux.

Les bénéficiaires continuent majoritairement à travailler ; baisse légère du temps travaillé.

Tension avec l’identité américaine fondée sur le travail.

IA et data centers comme part importante de l’investissement et de la croissance américaine.

Critique du discours sur la fin du travail et les compensations financières.

Revenu universel, santé et éducation par IA décrits comme équivalent moderne du « pain et des jeux ».

Appel à une reprise démocratique du contrôle.

Parallèle avec les barons industriels américains de la fin du XIXe siècle.

Nvidia atteint environ 4 000 Md$ de capitalisation

Confirmé comme seuil historique atteint en 2025 par la presse spécialisée

La capitalisation est volatile ; elle exprime une valorisation de marché, pas une preuve directe de profit futur.

Amazon prévoit environ 200 Md$ de capex en 2026

Confirmé par annonces et analyses sectorielles autour d’AWS et des data centers

Le chiffre renvoie à des dépenses d’investissement globales, majoritairement orientées cloud/data centers/IA.

Les data centers posent une contrainte énergétique majeure

Confirmé par IEA et rapports sectoriels

L’ampleur dépend des gains d’efficacité, de la localisation, du mix électrique, du refroidissement et du rythme de déploiement.

L’IA menace surtout les cols blancs

Plausible et documenté par plusieurs analyses d’exposition des tâches

L’exposition des tâches ne se traduit pas mécaniquement par destruction nette d’emplois.

Le revenu universel Altman montre que les gens ne cessent pas de travailler

Compatible avec les résultats OpenResearch

Il s’agit d’un transfert temporaire ciblé, pas d’un revenu universel permanent à l’échelle nationale.

L’IA militaire crée une déresponsabilisation

Thèse cohérente avec les débats sur ciblage algorithmique et autonomie

Le point clé est la traçabilité de la chaîne de décision et la capacité réelle d’intervention humaine.

L’Europe régule mais reste dépendante

Constat récurrent dans les analyses géopolitiques de l’IA

La régulation peut devenir un levier seulement si elle s’accompagne de capacité industrielle, cloud, puces et données.

YouTube — extrait « États-Unis : la ruée vers l’IA »

FranceTVPro — fiche officielle « Chine – États-Unis : la guerre de l’IA »

France Télévisions — page éditoriale du programme

Ifri — interventions de Laure de Roucy-Rochegonde et Mathilde Velliet

Programme Télé — fiche horaire et synopsis

OpenResearch — Unconditional Cash Study

Nobel Prize — Simon Johnson, Prix Nobel d’économie 2024

FMI — biographie de Simon Johnson

Waymo — service autonome à San Francisco

Agence internationale de l’énergie — Energy demand from AI / data centers

Agence internationale de l’énergie — data centers et goulets d’étranglement 2025–2026

Goldman Sachs — IA générative, PIB et productivité

Tom’s Hardware — Nvidia et seuil de 4 000 Md$

Data Center Dynamics — Amazon capex 2026 / AWS data centers

World Economic Forum — investissement data centers et IA

Smithsonian Magazine — impacts environnementaux des data centers

Electronic Frontier Foundation — profil de Cooper Quintin

Apple Podcasts / Al Jazeera — Meron Rapoport sur l’IA israélienne à Gaza

Visuels programme : Unitree boxing, Unitree robots, robot US, guerre IA hero, interview Séjourné, collection IA.

Portraits et logos publics : Caroline Roux, Simon Johnson, Sam Altman, Elon Musk, Jensen Huang, Nvidia, Amazon/AWS, Stanford, Dominique Seux, Pierre Haski, Nathalie Loiseau, Stéphane Séjourné, Peter Thiel, Palantir, Palmer Luckey, Vladimir Poutine.

Portraits de Laure de Roucy-Rochegonde et Mathilde Velliet.

Logos ou visuels institutionnels utilisés lorsqu’un portrait fiable n’est pas fourni.

Visuel programme France Télévisions — Unitree boxing

Visuel programme France Télévisions — robots Unitree

Visuel complémentaire IA / robotique États-Unis

Visuel FranceTVPro — guerre de l’IA

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Visuel FranceTVPro — interview de Stéphane Séjourné

Visuel FranceTVPro — collection IA

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États-Unis : la ruée vers l’IA — C dans l’air

Présentation factuelle du reportage C dans l’air : investissements IA, data centers, énergie, emploi, revenu universel, rivalité Chine–États-Unis et enjeux démocratiques.

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